12/06/2019

Voici, après un temps de réflexion nécessaire,  quelques lignes pour amorcer notre stratégie en vue des municipales de 2020, que je porte à votre attention..

Un très grand merci au 1377 balnéolais et balnéolaises qui ont voté le 26 mai 2019 pour la liste EELV aux élections européennes. 

Un  rappel des résultats du scrutin dans notre commune
9 102 votes « exprimés »
145 votes blancs, 170 votes nuls.
22 031 inscrits.
Nathalie Loiseau - LAREM  19,48 %
Yannick Jadot - EELV          15,15 %
Jordan Bardella - RN           12,58 %
Ian Brossat - PCF                10,85 %
Manon Aubry - FI                 10,39 %
Raphaël Glucksmann - PS    6,1 %
Votants  42,74 % 

Ces élections européennes furent et resteront,  un moment important dans notre histoire républicaine. Ainsi les citoyens ont été plus perspicaces, plus responsables, que "les observateurs spécialistes des élections" ne  le prévoyaient.
On craignait une abstention record :  avec 50,5 % de participation,  nous avons été en France, plus nombreux à voter que nous ne l'avons été depuis 1994 ! 10% de plus qu'en 2009, 8% de plus qu'en 2014 !
L'Europe n’intéressait pas, pensait-on, et surtout le vote extrémiste du Rassemblement national, où risquait de se retrouver la majorité des délaissés de notre système économique ultra capitaliste,  inquiétait..
Certes le Rassemblement national est en tête du scrutin en France, faisant ses plus hauts scores dans les zones impensées de notre aménagement du territoire, abandonnées véritablement.
Et cela ne peut qu’être source d'une grande inquiétude.

Mais les écologistes sont en troisième place ! 

C'est passionnant à deux titres !

  • - les Français sont très conscients des enjeux climatiques et de perte de la biodiversité ; particulièrement dans les zones urbaines...
 Cela se comprend, pollution, chaleur intense dans les villes, et une population informée. A l'inverse dans les campagnes l'écologie politique est très souvent inexistante, dans un modèle de développement agricole qui tourne le dos au bon sens.. Dans ces mêmes zones, les personnes se détournent de l'Europe qui d'ailleurs finance pourtant (et si mal..) le modèle agricole productiviste désastreux pour l’environnement, mais surtout,  par le même tour de main, étrangle les agriculteurs de dettes et de maladies...
Mais lorsque les habitants de cette France abandonnée sont  « écologistes »,  ce sont des militants très engagés.

  • - Les français qui votent EELV ont reconnu le travail des parlementaires Verts européens, et du même coup l'importance de ce parlement dont ils ont compris qu'il avait un pouvoir démocratique certain !
Ils ont aussi indiqué leur attachement au périmètre européen, reconnu comme pertinent pour lutter contre la 6eme  grande extinction des espèces et le réchauffement climatique.
Enfin, ils ne s'y sont pas trompés.. Et ont voté pour les" originaux", même si tous les partis se sont montrés très "écologistes" depuis quelques mois.

Les français ont donné une preuve de maturité, et d'espoir, en mettant à la troisième place du résultat du scrutin le sujet primordial de ce siècle : le rapport de notre espèce humaine avec la planète. 

Et ici aussi à Bagneux !
Avec 15,15 % nous sommes seconds derrière la REM, devant le Rassemblement national, et loin devant LFI et le PC, et encore plus loin devant le PS.


Nul doute que la préoccupation environnementale, qui concerne  l'avenir des générations futures est clairement inscrite dans notre population "populaire", quand elle ne désespère pas et ne se réfugie pas dans le vote RN.
ici à Bagneux, l'espoir a gagné !

Notre groupe est très attaché à une majorité de gauche, parce que SOLIDAIRE., mais par ailleurs encore trop dangereusement  "productiviste" dans ses choix.
La République en marche est le vainqueur du scrutin à Bagneux.
Mais nous sommes dans cette élection la composante solidaire de la gauche qui a marqué les esprits : on connaît nos combats et notre détermination à changer de monde, de modèle, pas seulement à lutter, mais à inventer.
Certes c'est très compliqué, lorsque comme la maire de Bagneux, Marie-Hélène Amiable, on ne veut "laisser personne au bord du chemin", et nous partageons cette volonté ! Mais les avancées vers une transition sociale et écologique, basée sur une résilience faites d’innovations doivent être plus claires.
Bagneux a des atouts.

Il semble opportun d'envisager et de peser la possibilité de constituer une liste pour le 1er  tour des élections municipales. Il faut prendre garde à ne pas  faire basculer la ville dans l'escarcelle de la  REM,  qui ne rompt pas assez avec le modèle ultra libéral,  pour qu'une écologie politique sociale et citoyenne, à laquelle nous aspirons, puisse se construire.
Depuis ce scrutin européen, l'écroulement du parti Les Républicains, la caution apportée par plus de 70 élu-e-s de ce parti de la « droite classique » à Emmanuel Macron, a renforcé fortement la poids de la la République en marche, et le renforcera pour les élections municipales, surtout que la question écologique deviendrait centrale pour La République En Marche assure-t-elle ??? depuis le scrutin européen ....

Alors se rassembler à gauche ? Sans doute, mais pas à n'importe quel prix. Nous avons maintenant le devoir de faire respecter cette écologie politique, cette résilience sociale et solidaire face à notre monde démonté par l'ultra-capitalisme.
Quelle adaptation de notre société proposer pour les années à venir ? Quelles résiliences, sociales et écologiques, mettre en œuvre, au niveau local, pour adapter notre monde face aux bouleversements à venir ? Quelle nouvelle forme d'émancipation de l'être humain devons nous défendre ? 

Le  vote d'adhésion des balnéolaises et des balnéolais pour les écologistes, nous montre que les mesures de transition écologique et sociale portées par la future municipalité devront être fortes, devront faire partie de son ADN- si nous y étions engagés.

La qualité de la personne centrale dans une commune est  plus qu'importante, souvent  une chance : en ce sens Marie-Hélène Amiable, qui souhaite se représenter est un excellent choix,  mais à conditions que notre participation soit reconnue à la hauteur  des enjeux que nous portons et pas comme une "caution".

Que faire ? 
Une liste écologiste, solidaire et citoyenne ? Avec des militants politiques et associatifs (quelquefois les deux à la fois ) et des citoyens. Avec un financement participatif ? Le tout bien sûr basé sur un programme travaillé, et enrichi par l'expérience de la dernière mandature, où 3 élu-e-s écologistes – successivement malheureusement, puisque l'un d'entre nous est parti en cours de mandat vivre à Strasbourg - ont exercé des responsabilités.
Où bien se réunir, autour d'un programme tout aussi travaillé mais proposé comme  « un pacte pour l'Ecologie sociale et solidaire à Bagneux »,  que les candidats devraient signer pour avoir nos suffrages ? Sans représentants au conseil municipal ? 
Ou bien une formule mixte, qui mettrait en avant non pas l’appartenance à un groupe politique, mais le respect d'engagements communs partagés ?

L’engagement politique devient indispensable ; pas uniquement, ce sont les actions citoyennes qui poussent... mais un relais dans les instituions est peut-être utile..Au moins, via une "signature" des candidats qui les engage.

Vous connaissez mon bilan, en tant que représentante des écologistes dans l'exécutif, nous y reviendrons plus en détail en travaillant un "programme". Il est exposé dans mes déclarations en conseil municipal et territorial, (sur le  site du groupe local EELV), en particulier mes abstentions sur le PLU et les documents d'urbanisme autour du futur quartier des  Mathurins.. j'ai poussé au maximum le curseur pour aller le plus loin possible,  et j'ai obtenu et "protégé", avant que les citoyens enfin, soient mieux entendus, via le budget participatif, et qu'enfin le PC accepte de mettre en oeuvre beaucoup des projets que je prônais, inlassablement depuis le début de la mandature.
J'avais obtenu en 2014 la création de la délégation "Espace Public" pour être dans la boucle des opérations d'aménagement.. Mais je n'avais pas celle du développement durable...
J'ai pu ainsi me battre  pour protéger le foncier, le sol, les mètres carrés d'espaces verts existants et à venir. Mais nous n'avons pas été assez forts pour que le contrat que nous avions signé avec le PC soit respecté, si on arrêtait les compteurs sur les projets d'urbanisation, tels qu'ils sont prévus  aujourd'hui. voir ici la tribune EELV qui accompagne le rapport de l'Observatoire des engagements municipaux publié uniquement sur internet
(dernière page)
Il faut s'en souvenir. Les écologistes de cette ville ne sont plus aujourd'hui une caution ou une portion congrue. Sinon, nous ne pourrons pas mettre en oeuvre les mesures auxquelles nous aspirons, en dynamique et durant tout le mandat.

j'ai aussi poussé bien sûr les projets de « Nature en ville », friches, jardins partagés, de l'Agrocité et de la ressourcerie, avec Ludovic Fresse, puis Jean-Louis Pinard, bien avant de pouvoir avoir, enfin, les faveurs du budget et de la dynamique du groupe "dominant" en 2018 – 2019. (agrocité/ressourcerie en particulier), et surtout par le biais du budget participatif 2018, voir de réels projets de transition écologique se mettre en place (compostage, poulaillers, zones de dons ou "partagerie" ) : projets concrets, locaux illustrant bien l'adage « Penser global, agir local » (citation de René Dubos, 1977, devenue la base de la méthodologie de l'Agenda 21).

Cependant, c'est bien à la majorité des élu-e-s municipaux, sortie des urnes, que revient la responsabilité de s'unir, dans une gouvernance favorisant l'intelligence collective, pour engager des projets très structurants au profit de la transition écologique et sociale, pendant toute la durée d'une mandature.

12 juin 2019

Pascale Méker
Secrétaire du groupe local EELV et citoyen-e-s de Bagneux.


ICI Résultats globaux des hauts-de-Seine, pour celles et ceux que cela intéresse. (EELV est  aussi au second rang derrière la REM)

et rappel des résultats nationaux.  

11/06/2019

CM du 20 septembre 2016. Texte de l'intervention de Pascale Méker au nom du groupe EELV

AMENAGEMENT URBAIN
Révision du Plan Local d'Urbanisme de Bagneux
09/ Approbation de la révision : avis du Conseil Municipal


Vote

Avis favorables = les groupes de la majorité municipale
Abstentions = le groupe les Républicains UDI Union du centre et de la droite et le groupe Bagneux Demain Les Républicains

Depuis le 1er janvier 2016, la compétence Urbanisme est transférée, dans le cadre de la mise en place de la Métropole du Grand Paris, aux établissements publics de territoire. Bagneux a intégré "Vallée Sud-Grand Paris", avec Malakoff, Fontenay-aux-Roses, Clamart, Antony, Sceaux, Bourg-la-Reine, Chatenay-Malabry, Montrouge, Chatillon, le Plessis-Robinson.
Le conseil municipal de Bagneux a donc rendu un "avis" le 20 septembre 2016 et le PLU de Bagneux a été "approuvé" par un vote lors du conseil territorial du 27 septembre 2016.


Intervention de Pascale Méker au nom du groupe EELV p.20-23

Madame le Maire,
Madame la conseillère départementale,
Chers collègues
Mesdames, Messieurs,

Depuis le 15 décembre 2015 date de l'arret du PLU, la concertation a effectivement continué.

Et c'est tout à l'honneur des services de la ville, dont nous devons saluer le travail  ; nous avons grâce a eux ouvert le débat le plus largement possible.

[ ci-dessous  entre crochet: texte retranscrit en substance, mais prononcé différemment

Les contributions de grandes qualités saluées lors de l'arrêt du PLU en décembre 2015, ont continué , y compris à l'enquête publique

Le commissaire enquêteur s'est montré à lécoute et la qualité de son rapport vient enrichir notre PLU et a fait progresser notre réflexion.
Je ne ferai pas de retour sur mes déclarations de décembre 2015 ; mais un petit bilan des améliorations après enquête publique
]

Une situation plus claire pour les écoles construites dans 2 parcs avec
pour le Nord compensation y compris pendant les travaux

arbres protégés quarante supplémentaires sur l'espace publiques
et des arbre signalés dans l'OAP quartier nord, en ces termes :
« Tenir compte de la présence d'arbres présentant certaines caractéristiques (âge, taille, espèce rare...) dans le périmètre du PRUS de la Pierre Plate au moment des études préalables. Dans la mesure du possible ce projet devra intégrer des mesures de compensation au cas où ceux-ci seraient impactés. » page 11, du fascicule 3 – Orientations d'aménagement et de programmation (OAP) du document d'approbation du PLU


Coefficient de biotope, avec dorénavant une valeur 1 pour la pleine terre et 0,7 pour la terre sur dalle, plus conforme à ce qui se fait à juste titre à Paris ou à Berlin, deux villes qui utilisent ce coefficient de biotope par surface.

Pour mémoire,
Concrètement, bonifier le coefficient de la pleine terre à 1,2,comme c'était prévu dans le règlement du PLU au moment de l’arrêt, équivaut à diminuer sa surface au détriment d'un bâtiment ne comportant aucun aménagement en faveur de la biodiversité, aucun éco-aménagement. 

Exemple.
Si 10m2 de la parcelle à bâtir représente les 10% d'espaces verts complémentaire minimum (remarquez bien le minimum qui est en fait le plus souvent un maximum !) obligatoires à réaliser, il suffit que je laisse libre 8m2 de pleine terre qui multiplié par 1,2 en vaudront quasiment 10m2. Quant au bâtiment construit il pourra être en béton brut sans aucun ecoaménagement !

Les espaces verts sur dalle (avec 0,70 m d'épaisseur valait 1 dans l'ancien calcul...
70cm ne peut valoir de la pleine terre, bien évidemment.

Bref, le retour à une acception plus commune de ce coefficient est une belle et bonne nouvelle.

Mais en parallèle, les espaces verts selon le règlement (article13) de la zone UM correspondant au futur quartier des Mathurins, ont considérablement fondus, comme l'indique les errata qui accompagnent le règlement littéral de la zone UM

Par exemple les 50% d'espace vert prévus pour les parcelle constructibles de plus 800m2 destinées aux constructions à usage d'habitat et d'hébergement, par le règlement (à l'article 13) lors de l’arrêt du PLU, sont passés à 36,5%, décomposés en 5% de pleine terre (pourcentage identique à l’arrêt du PLU) et 31'5 % minimum, contre 45% en décembre 2015. |date de l'arrêt du PLU : pas prononcé]

Ce n'est certes pas seulement le fait du réajustement du coefficient de biotope, qui oblige maintenant à un affichage correspondant à des calculs plus justes, mais également sans doute l’agrandissent du Parc (2,5ha y compris la place du Belvédère – qui n'est pas tout à fait un EV, aussi belle et verte sera-t-elle )

Est ce-bien raisonnable ??
Les écologistes -sorte de lanceurs d'alerte que l'on n'écoute pas assez - pensent que NON.

Car les espaces verts sont de vrais équipements publics, utiles pour la santé des citadins, pour le vivre ensemble. j'ai bien dit UTILE, pas "du luxe", mais  nécessaires, demain dans notre Île de France surpeuplée, avec en plus une nouvelle fonction celle de protéger la nature en ville qui n'est plus cette ressource inépuisable mais que l'on doit maintenant protéger et maintenir en milieu urbain.. 

Même si nous comprenons que l'on demande au promoteur, avant qu'il ne réalise son bénéfice, de porter financièrement les espaces publics du projet, le parc, un hectare pour le lycée, et le coût des classes des écoles nécessaires au nombre des nouvelles familles, et le différentielle à la baisse, du produit des droits à construire des 25% de logement social, et celui des bureaux... Le tout conventionné par la signature d'une charte de promotion qui encadre de façon contractuelle, les prix de sortie des appartements - ce que nous approuvons totalement - il n'est plus possible d'opposer les défenseurs de l'environnement aux défenseurs de l'emploi et du logement, mais les défenseurs de l'intérêt général, aux défenseurs du toujours-plus-vite, et du toujours plus-rentable (mais pour qui donc  ?). Un modèle de financiarisation du monde qui forcément dans un avenir très proche va péricliter... 

Car tout est question d'équilibre. 
Et pour moi, en l'occurrence, l'équilibre nécessaire au bien être futur des populations (50 000 habitants minimum en 2030...) n'y est pas, alors que nous sommes la seule ville à cette distance de la porte d'Orléans à avoir encore une telle réserve foncière sur son territoire. 
Si Bagneux veut, en plus de son développement évident, garder ses valeurs de solidarité et de qualité de vie, on ne peut plus gaspiller aujourd'hui  le calme et l'espace nécessaires  pour vivre et travailler demain, Nous avons la chance d'en avoir les dernières gouttes, particulièrement en petite couronne. Nous avons la chance de pouvoir proposer pour l'avenir, un modèle urbain encore vivable. 

Et il y a des solutions rentables - moins sans doute - et respectueuses de l’environnement. Le projet est vaste. On imagine que la quantité de droits à construire peut lui permettre d'équilibrer sa rentabilité.

A moins que le terrain ne soit vendu trop cher ?

Notre PLU ne devrait pas permettre une trop forte densification, un manque d'espace vital pour ce nouveau quartier.

Revenons au cœur du PLU sur les points positifs.
|Nous l'avons vu, la transition entre les quartiers pavillonnaires et les zones plus dense a été retravaillée.) pas prononcé]

Et puis nous avons créé des cœurs d’îlots ou linaires destinés au maintien des continuités écologiques. Ce que permet la loi ALLUR, avec cette nouvelle idée forte dans l'aménagement du territoire qu'il faut absolument construire la ville sur la ville, mais permettre à la biodiversité de mieux y perdurer.
Oui, le COS a disparu au profit d'une nouvelle approche environnementale : on ne pense plus seulement occupation de la parcelle, comme s'il s'agissait d'un terrain de foot, mais aménagement des pleins et vides réceptacles de la nature en ville absolument nécessaire.
Et oui, dans ce cadre on peut encadrer la densification. Elle n'est pas moins limitée qu'avec l'usage du COS, elle l'est différemment. Ces cœurs d’Îlots ont été étudiés soigneusement et sauf erreur, il y en a eu quelques unes, ils ne limitent pas de façon exorbitante les droits à construire ; mais ils peuvent c'est vrai empêcher le regroupement de plusieurs parcelles qui permettraient des ruptures dans la trame verte en pas japonais, par une trop forte artificialisation des espaces, dus à des gabarits de construction destructeurs également du tissu pavillonnaire.


Un dernier mot sur le patrimoine : depuis le 15 décembre, nous n'avons toujours pas trouver le lien entre le titre IV qui régit sa protection et tout l'appareil documentaire constitué par plus de 400 constructions repérées dans la ville, grâce à un travail d'inventaire, comme présentant un intérêt paysager et qualitatif du point de vue architectural, sans aller jusqu'à une protection formelle.
Cet inventaire est un peu la photographie de la
qualité architecturale de la ville qui s’exprime de façon vivante et diffuse. Il ne faut pas perdre cette richesse documentaire ; trouver un lien avec notre PLU. Comment utiliser cet inventaire lors de l'instruction des demandes d'urbanisme ? Comment formaliser son utilisation, afin qu'il ne sombre pas dans l'oubli. Cette question n'est pas encore réglée.

Pour un certains nombres de raisons exposées ici, notre avis est donc un Oui Mais...

31/05/2019

Conseil territorial du 27 septembre 2016. Intervention de Pascale Méker prononcée au nom du groupe Ecologiste * de l'Etablissement public de territoire, Vallée Sud-Grand Paris (dans l'attente du procès verbal)

*Membres du Groupe Ecologiste (ordre alphabétique)
Rodéric Aarsse
Annie-Laure Hagel Présidente de groupe
Pascale Méker



Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les vice-président-e-s
Cher-e-s Collègues,mesdames, messieurs,

Comme nous l’avons déjà dit lors des votes précédents concernant les PlU de Clamart et de Fontenay-aux-Roses, Les écologistes sont en retrait.

En effet, nous sommes dans une période transitoire, où il faut bien reconnaître que notre conseil ne peut jouer que le rôle d'une chambre d'enregistrement. Les villes qui présentent au conseil leur PLU pour approbation de révision ou pour création (comme c'est le cas pour Montrouge) ont bien délégué au territoire le rôle d'achever les procédures nécessaires à la validation de leur document d'urbanisme, mais le lien entre ces PLU et le Plan local d'urbanisme intercommunal qui devrait être le droit du sol sur notre territoire n'est pas clairement établi ni même envisagé.

Notre conseil n'est à vrai dire en la matière et maintenant qu'une chambre d'enregistrement, et ce n'est pas le rôle des élu e s.

Mais cette réalité administrative a aussi un visage concret : ces PLU ne sont pas encore pensés en liaison les uns avec les autres.
Ni en termes par exemple de trames vertes et bleues -pour le moment – ce qui devrait être le cas avec le futur PLUI.

Sud de Seine, avait pour sa part étudié un diagnostic écologique avec une première réflexion sur la cohérence écologique, d'un territoire intercommunal

Ni en termes d'équilibre de logements sociaux par exemple, où les villes devraient harmoniser leur parc social ;

Ni en terme également d'offre d'espaces verts.
On remarque que dans cette petite couronne très artificialisée, les espaces verts se situent de façon significative dans le sud de notre territoire.
Ainsi le parc de Sceaux, puis La Vallée aux Loups, et puis bien sûr la forêt domaniale de Clamart, de Verrières et de Meudon, avec il est vrai la coulée verte du Sud parisien qui traverse notre territoire des portes de Paris jusqu'à Antony. Et c'est bien.
Ces espaces verts sont tous aujourd'hui des investissements réalisés par le département ou l'état (pour les bois)

Mais dans le nord -est du territoire – je pense à Montrouge et à Malakoff en particulier, mais aussi dans une moindre part à Châtillon qui n'est pas très loin du bois de Clamart -, les grands espaces verts sont rares. Et la population dense.
A l'échelle du territoire cela devrait se réfléchir dans le cadre d'un PLUI et puis, et c'est aussi le moment de l'évoquer , notre PLUI devra s'inscrire dans les orientations du Schéma de cohérence territoriale de la métropole de Paris, sans que l'on sache aujourd'hui dans cette grande époque de transition comment cela se fera ? Ou se ferait ?

Au delà de ce rôle très peu politique de notre assemblée, pour les écologistes qui sont des lanceurs d'alerte, il est important de manifester aussi par leur abstention, un désaccord avec les politiques d'aménagement du territoire de la mégapole parisienne qui tend à concentrer un maximum d'habitants - parce que réceptacle d'un maximum d'emplois - plutôt que d'utiliser la dynamique financière et industrielle de notre région – la plus riche d'Europe -pour réindustrialiser des villes et des provinces désertées qui forment le désert français et font le lit des haines et des peurs qui conduisent à des votes extrêmes, d’extrême droite.

Les familles d’île de France qui peuvent trouver un emploi en province n'hésitent guère ; tandis qu'en grande banlieue, des populations, mal desservies par les transports et souvent les plus fragiles socialement de notre région, sont reléguées.

Et ici, et bien, on continue à s'entasser comme nous le faisions déjà il y a plus de 20 ans, sauf que maintenant, cela devient irrespirable, au propre comme au figuré...


Seul le PLU de Bagneux a mis en œuvre deux outils innovants

1/ Les cœurs d’îlots ou linaires destinés au maintien des continuités écologiques.
Ce que permet la loi ALLUR, avec cette nouvelle idée forte dans l'aménagement du territoire est qu'il faut absolument construire la ville sur la ville, mais permettre à la biodiversité de mieux y perdurer.

Oui, le COS a disparu au profit d'une nouvelle approche environnementale : on ne pense plus seulement occupation de la parcelle, comme s'il s'agissait d'un terrain de foot, mais aménagement des pleins et vides, réceptacles de la nature en ville absolument nécessaire.

Et oui, dans ce cadre on peut encadrer la densification. Elle n'est pas moins limitée qu'avec l'usage du COS, elle l'est différemment. Ces cœurs d’Îlots ont été étudiés soigneusement et sauf erreur, ils ne limitent pas de façon exorbitante les droits à construire ; mais ils peuvent, c'est vrai empêcher le regroupement de plusieurs parcelles qui permettrait des ruptures dans la trame verte en « pas japonais », par une trop forte artificialisation des espaces, dus à des gabarits de construction destructeurs également du tissu pavillonnaire.

2/ Et puis, ce coefficient de biotope par surface déjà utilisé par Paris ou Montreuil, par exemple mais aussi Berlin.

Le coefficient de biotope est fait pour compenser la diminution de la pleine terre par des aménagements (mur végétal, toiture végétalisée) favorables à la biodiversité, sur et aux alentours immédiats (espace vert sur dalle) des constructions qui viennent s'installer sur un terrain, en l'occurrence pour notre PLU, une surface complémentaire d'espace vert. 

C'est donc une sorte de bonus de constructibilité en proportion des eco-aménagements du bâtiment..

Avec une valeur de 1 pour la pleine terre puis des valeurs allant de o,8 à 0,2 pour des écoaménagements comme les espaces verts sur dalle ou bien les toitures végétalisées ou les murs végétalisés.

Mais Bagneux est à l'équilibre dans notre territoire : avec l'arrivée de deux métros au nord, et au sud un espace de 16ha à aménager sur la surface occupée par la DGA déménagée à Paris.

Et ils nous semble que le PLU permettrait une trop forte densité sur ce futur quartier
Dans la mesure où comme nous l'évoquions plus haut, le nord de notre territoire est très dense et pauvre en grands espaces verts, et que Bagneux est la seule ville a bénéficier de cette réserve foncière, avec de plus une configuration particulière qui lui permettrait d'agrandir plus que cela n'est prévu le parc actuel qui existe à la lisière de ce nouveau quartier.

Est ce-bien raisonnable ?? Les écologistes -sorte de lanceurs d'alerte que l'on n'écoute pas assez - pensent que NON.

Car les espaces verts sont de vrais équipements publics, utiles pour la santé des citadins, pour le vivre ensemble. j'ai bien dit UTILE, pas "du luxe", mais  nécessaires, demain dans notre Île de France surpeuplée, avec en plus une nouvelle fonction celle de protéger la nature en ville qui n'est plus cette ressource inépuisable mais que l'on doit maintenant protéger et maintenir en milieu urbain.. 

Tout est question d'équilibre bien sûr entre logements, emplois, dynamisme et respiration...
Rien n'est simple, mais tout est souvent pensé sans tenir assez compte du long terme – qui coûte cher – aujourd'hui, mais encore plus demain en termes de qualité de vie de nos populations.

08/05/2017

Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, mai 2017

Depuis la nuit des temps, la notion d'espace privé et d'espace public rythme nos nuits et nos jours. Sortir de son espace privé, aussi petit soit-il, est un acte important que chacun ressent immédiatement... Ce qui est moins facile à déterminer c'est l'importance de l'espace public dans notre vie... et pourtant il est profondément déterminant. L'atmosphère de la rue, de la ville, du parc, fait partie de notre quotidien, qu'elle participe à rendre plus agréable ou bien au contraire plus dur.

Bagneux est attentive à cela : à la qualité des voiries, à son patrimoine, à la forme de sa ville à venir, à sa propreté... selon ses moyens...

Mais c'est aussi l'affaire de toutes et tous. 
Et pourtant, nous pouvons dans l'espèce de clandestinité que nous apporte le regard de tous, jeter impunément à terre, un mégot, une canette, nos emballages..., salir, sans que cela ne nous dérange, tout en nous isolant, dans un geste qu' on ne ferait pas chez-soi.  Étrange !
Quand je dis NOUS c'est parce qu'avant de penser qu'un mégot jeté doit être ramassé, NOUS sommes toutes et tous quasi capables de le jeter au sol... Mais lorsqu'on y pense ne serait-ce qu'un peu... Nous sommes alors très nombreux à faire attention à notre espace public, au travail de l'autre – de celles et ceux qui ramassent ! Aux AUTRES tout simplement, pour un meilleur quotidien ensemble !
Le travail fait par les équipes municipales est bien réalisé pour NOUS et financé par NOUS, dans notre espace commun...

Enfin j'attire l'intention sur l'importance des parcs – et de leur propreté - lieux de rencontre et de mixité sociale avec de plus, un contact avec la nature, primordial pour nous, qui vivons dans un milieu urbain très artificialisé. Les arbres nous rendent aussi un service écologique indispensable : limiter la pollution atmosphérique et rafraîchir l'atmosphère...


Pascale Méker   
Adjointe au maire.   
Groupe Europe Écologie-Les Verts 

11/04/2017

Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, avril 2017

Les sciences de l'homme s'accordent pour dire que l'être humain est un être social, au sens où il se construit et évolue dans, et par les relations aux autres. Il est à la fois dynamique (changeant et amendable), et interdépendant avec les autres êtres humains et avec l'écosystème (sociétal et naturel) dans lequel il vit. 

La coopération et l'action collective sont les forces que le genre humain a développé tout au long de son processus évolutif. Ces notions s'articulent aussi bien à travers le mouvement associatif qu'à travers toutes manifestations qui font vivre le débat, l'échange, la confrontation d'idées, l'expression du sens critique. Notre volonté municipale est d'activer cette démarche  sociale à  travers les nombreuses expressions publiques. Celles-ci visent les différentes générations comme le conseil des anciens, le conseil local de la jeunesse, d'autres permettent leurs transversalités, comme les concertations sur les projets urbains, avec les conseils citoyens par exemples, les conseils de quartiers, les groupes constitués pour rendre un avis citoyen ou participer à un jury. Tous les citoyens peuvent se sentir concernés dès lors que les méthodes de communication s'adaptent aux profils très variés des habitants.

L'évolution de notre démocratie est à ce prix. La société civile s'approprie de mieux en mieux ces moyens communiquant pour participer aux transformations alternatives et nécessaires de notre société. Bagneux en impulsant la démocratie de proximité permet aux citoyens de se sentir pleinement acteurs de l'évolution d'une ville tournée vers un futur dans lequel chacun pourra trouver sa place.  Et comme le déclare Elsa Triolet avec délicatesse et espoir : "L'avenir n'est pas une amélioration du présent. C'est autre chose". 


Jean-Louis Pinard  
Conseiller municipal délégué 
Groupe Europe Écologie Les Verts